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Les tringlots à l’origine de la naissance des insignes militaires

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Les insignes militaires français sont apparus sur les camions qui roulaient sans arrêt sur la Voie sacrée au moment de la bataille de Verdun.

Les commissions régulatrices automobiles

Sur la Voie sacrée, en mars 1916, il est compté jusqu’à 6 000 passages de camions en un seul point par jour, soit une moyenne d’un camion toutes les 14 secondes. Ces camions transportent, par semaine, environ 90 000 hommes et 50 000 tonnes de matériel et ils effectuent un million de kilomètres. Ce résultat ne peut être atteint que grâce à une organisation rigoureuse des transports qu’assure la commission régulatrice automobile.

La surveillance de la circulation est confiée au service automobile. Dès les premiers mois de la guerre, il parvient à rendre la circulation fluide par la définition et l’application de règles d’embarquement, de débarquement et de marche, une discipline stricte des convois en eux-mêmes. Mais il se rend bientôt compte que souvent ces convois, une fois mis en mouvement, rencontrent des obstacles dus aux hasards de la route : autres convois coupant le chemin, encombrements aux croisements, passages à niveau obstrués, voitures à chevaux ralentissant la marche. Vers la fin de 1915 et au début de 1916, la direction du service automobile étudie la création d’un organe nouveau chargé de prévenir et de régler tout accident survenant sur la route suivi par un convoi.

L’attaque allemande sur Verdun se déclenche, le 21 février 1916. Le lendemain la première commission régulatrice automobile (CRA), celle de Bar-le-Duc, est créée à midi. En moins de quatre heures, la route est entièrement dégagée et appartient à la commission régulatrice. Dès le lendemain, une division entière est transportée sur ses positions. Le 29 février, 3 000 camions empruntent la Voie sacrée.

La route est d’abord gardée, c’est-à-dire réservée à l’usage exclusif des unités automobiles commandées par la commission régulatrice. Elle est divisée en cantons, système qui favorise la surveillance ainsi que l’entretien. Chaque canton a une longueur de 15 km. Tous les moyens sont centralisés dans les mains d’une seule autorité : celle du commissaire régulateur. Il fait jalonner et flécher les routes, organise la circulation transversale, dispose de plusieurs équipes qui se relaient jour et nuit pour effectuer les dépannages et dégager la voie en cas d’accident.

Dans les jours qui suivirent la déclaration de guerre le 2 août 1914, le transport ferroviaire a donné la mobilité stratégique aux armées dans la phase de concentration. Au cours du premier semestre 1916, le transport routier automobile démontre sa capacité à leur apporter la mobilité tactique qui leur faisait encore défaut. Les insignes

La TP 670 transportant l’élément 112 sur l’itinéraire b.14 est un langage suffisamment rébarbatif pour que rapidement les soldats lui en substituent un autre plus humain. Les insignes sont nés.

Ils sont nés d’autant plus vite qu’ils répondent à un vrai besoin éprouvé dans l’emploi des convois. La régulation du trafic impose un système simple que les insignes permettent de réaliser. Il est plus agréable, plus facile et finalement plus efficace de parler du Fiacre que de dire la TM 55, de la Coccinelle que de la SS 20. C’est une petite figure peinte sur la bâche ou sur la boiserie qui sert à distinguer les sections les unes des autres. Presque toutes les sections ont à la fin de la guerre leur insigne. Il est généralement choisi unique pour le groupe et reproduit avec une couleur propre à chacune des quatre sections. Le service automobile suit en cela la pratique du train des équipages en faisant usage des couleurs traditionnelles des unités montées pour indiquer le numéro des sections : bleu (1)., rouge (2), vert (3) et jaune (4).

Rien, bien sûr, n’autorisent les soldats ou leurs chefs à dessiner et peindre des insignes sur les véhicules. Le commandement réagit devant cette pratique. Dans un premier temps, il interdit cette mode au nom du respect du matériel. Devant l’indifférence à son ordre, il demande alors que lui soit soumis les projets d’insignes pour approbation. Finalement, il doit se contenter d’enregistrer l’adoption des insignes sans intervenir. Cette façon de procéder est symptomatique de la manière dont le règlement entérine la pratique, incapable d’imposer ses vues. C’est le mode de fonctionnement normal que l’on rencontre dans toutes les affaires qui ont trait à la tradition.

L’inspiration qui guide les créateurs d’insignes ne connaît pas de contrainte, elle est sans limite, aucune règle ne jugule les élans des hommes qui s’expriment librement. Les sources d’inspiration sont la vie quotidienne, les rêves, les sentiments des soldats. La femme est très présente, souvent représentée (femme masquée 1, parisienne courant pour monter dans son autobus), parfois sous les traits de l’infirmière (l’infirmière, le retour du convalescent, la PCR ou la Poule de la Croix-Rouge).

Tout un bestiaire, familier (chien, chat, cheval, taureau, cigale, escargot, coq, grenouille, poussin), exotique (éléphant, ours brun ou blanc, girafe) ou fantastique (griffon) fournit des motifs à près de 40 % des insignes connus.

Le souvenir de la vie d’avant la guerre et aussi l’espoir de retrouver cette félicité avec le retour de la paix sont à l’origine de dessins (le Fiacre, le Flic, l’autobus). La vie du front et le déroulement de la guerre elle-même alimentent l’imagination des soldats (Alsacienne, cigogne, la Tête de nègre, la Statue de la liberté, le Sioux).

Quelques réminiscences de leurs humanités classiques complètent les sources d’inspiration des dessinateurs (discobole, statue antique amphores). La mission de la section dicte parfois le choix (la Borne, clé anglaise, roue ailée).

Par antiphrase sans doute, le fer à cheval est choisi par une section. Les figures géométriques sont tout autant employées (disque, damier, carré, triangle). Les cartes à jouer et les dés offrent des possibilités multiples d’emploi que les chars découvrent à la même époque.

Les CRA se dotent d’insignes qui souvent retiennent les couleurs vert et blanc du brassard qui identifie leur personnel.
Ce sont là les premières manifestations de règles, non écrites encore, qui régissent la conception des insignes, les premières traces de la symbolique militaire.
Des jeux de mots peuvent être à la base d’un insigne (Le Vert blanc) mais aussi le mauvais goût (Le Singe affreux) Les insignes sont ces créations spontanées, révélatrices de l’univers des combattants.

Extraits d’une conférence de monsieur Christian Benoit.

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